Discussion entre Metin Arditi et Jacob Berger

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Où commence l'antisémitisme?

A la frontière entre la critique de la politique israélienne et de l'antisémitisme, le point de bascule se fait toujours plus "subtil". Nous en discuterons avec deux intellectuels d'origine juive : l'écrivain Metin Arditi et le cinéaste Jacob Berger, le 1er octobre, à 18h30 à la Maison Rousseau et Littérature (mrl).

 

Pour Jacob Berger, certaines organisations  entretiennent volontairement la confusion entre l'identité juive et la loyauté envers l'Etat d'Israël, renforçant alors l'antisémitisme qu'elles dénoncent et combattent.

 

Ces dernières années, les actes et propos antisémites ont connu une forte augmentation. En parallèle, il y a la critique de la politique expansionniste d’Israël et destructrice à Gaza. Quand tout se mélange, cela donne lieu à des amalgames. Cela va même plus loin, selon Jacob Berger, qui souligne que « certaines organisations entretiennent volontairement la confusion entre l'identité juive et la loyauté envers l'Etat d'Israël », renforçant alors l'antisémitisme qu'elles 
dénoncent et combattent.


Metin Arditi refuse également d'associer antisionisme et antisémitisme comme cela est de plus en plus le cas actuellement à travers le monde et en Suisse. Bien avant le « 7 octobre », ce dernier rendait déjà attentif au danger de « lier les deux ou simplement le considérer comme l’une de ses formes nouvelles car cela serait, en définitive, faire le jeu d’Israël et ainsi justifier les implantations. » 


Enfin, tous les deux tiennent à rappeler leur vigilance quant aux dangers toujours réels de l’antisémitisme. « Nous ne nions absolument pas qu’il existe, nous luttons contre l’antisémitisme de toutes nos forces, mais aussi contre son instrumentalisation et son utilisation cynique pour justifier des crimes, dont les conséquences affectent parfois directement les juifs de la diaspora », souligne Jacob Berger.


Le jeudi 1er octobre, à quelques semaines des élections législatives en Israël, il s'agira alors de voir s'il est encore possible de faire entendre ces nuances dans un contexte où les positions se cristallisent toujours plus de de part et d'autre. Et si oui, comment ?


La discussion sera modérée par Romaine Jean, co-présidente de la Licra-Genève.

 

Entrée libre. 

Infos:   secretariat.general [at] licra-geneve.ch